9 février 2008

Des gais et des charlatans

Par Simarde et Snake

Dès sa naissance, un individu se verra octroyer des valeurs par la société. Il sera conditionné afin de distinguer certains concepts, tels le bien et le mal, ou encore ce qui est normal de ce qui ne l'est pas.

Parmi ces valeurs, on fera croire à l'individu que l'homosexualité entre dans la catégorie des choses normales, et que même si, en apparence, cela semble déviant, il ne s'agit que d'une orientation sexuelle comme une autre. La majorité acceptera ce concept sans se questionner, et réagira intensément à tout propos ne serais-ce qu'un brin "homophobe" (lire haine, et non crainte).

Cependant, une personne le moindrement critique de son environnement devrait détecter des signes plutôt probants de la présence d'une anomalie. Le fait, par exemple, que l'homosexualité n'engendre que plus ou moins de descendants (pas) devrait mettre la puce à l'oreille de certains, et les mener à un questionnement plus exhaustif. Un questionnement comprenant notamment les questions suivantes: "En quoi l'homosexualité diffère-t-elle des autres paraphilies, telles que la pédophilie et la zoophilie?", et donc, "Pourquoi est-ce qu'en feuilletant mon précieux Diagnostic and Statistical Manual - Revision 4 (DSM-IV), je ne retrouve pas l'homosexualité?" Tant de questions qui ont pourtant des réponses simples.

Toujours est-il que j'étais dans mon cours de charlatanisme (psychologie), en train de résister au lavage de cerveau, quand l'attardé qui fait figure de professeur en est venu à parler d'homosexualité, insistant sur le fait que ce n'était pas une déviance sexuelle ou une pathologie quelquonque. Je me suis alors rappelé que la psychologie n'était pas une vraie science, tout comme la famille n'est pas une vraie valeur, ce qui m'a fait monter l'écume à la gueule, une fois de plus.

Parce que voyez-vous, l'homosexualité était classée comme une déviation sexuelle par l'Association Psychiatrique Américaine jusqu'en 1973, où une révolution scientifique s'est produite

La déviation a été retirée du manuel diagnostique.

En plein flower power de révolution sexuelle de défonçage de culs.

Après un vote de l'association.

Après 3 ans de manifestations de la part des groupes homosexuels

Bref, après des recherches approfondies, arguments et preuves empiriques à l'appui.

Non mais sacrament, on va tu commencer à créer pis à supprimer des maladies en fonction de :

  • Y'en a beaucoup
  • Le vote de l'association dit que c'est plus une déviation
  • "Ça fait de mal à personne"

Je vous vois déjà exploser de rage et me pointer du doigt en criant "HOMOPHOBE!!!!!!!!". Eh bien, voyez-vous, zéro de pourcent.

Je ne dis pas que c'est impossible de revoir des diagnostiques ou de déclasser des maladies. Mais ça serait plus innocent que Michèle Richard de commencer à fonder la science sur des opinions publiques. On a déjà assez des élections qui marchent de même, pas besoin de démocratiser autre chose.

Si les paraphilies sont orientées vers autre chose que la reproduction, c'est une déviation sexuelle. Ça finit là. Si vous êtes trop malhonnêtes intellectuellement pour l'admettre, faites une faveur à l'univers, et allez vous promener dans Harlem déguisés en fantôme.

C'est pas parce que quelque chose touche un grand nombre de gens que c'est plus une maladie.

"MAIS CA FAIT DE MAL À PAERSONNE ON SEN SACRE SIMARDE HOMOPHOBE N00B."

Fourrer avec des animaux non plus, l'excitation à l'idée d'avoir des relations sexuelles avec une personne amputée non plus, et pourtant, on classe encore ces comportements comme des paraphilies. C'est peut-être parce qu'on verrait bien mal un petit groupe de personnes descendre dans la rue avec leurs pancartes et proclamer : "Forniquer avec des chiens c'est normal!"

Je ne vous demande pas d'haïr les gais, mais d'admettre que c'est une déviation. Si la psychologie n'est pas capable de se tenir debout sur ses pieds et de classer une déviation comme telle, bin qu'on arrête d'essayer de nous convaincre que c'est une science (ce qu'elle n'est pas, d'où le besoin de nous convaincre). On fonde pas une science en fonction de ce que les gens veulent y voir apparaître.

Et pour les mauvaises langues qui diront que l'homosexualité, c'est aussi l'amour, je dirais qu'une définition officielle du dictionnaire médical de Merriam-Webster pourrait éclaircir l'argumentation:

Main Entry : ho·mo·sex·u·al
Pronunciation: h-m-seksh-(-)wl, -sek-shl
Function: adjective
1 : of, relating to, or characterized by a tendency to direct sexual desire toward individuals of one's own sex -- compare HETEROSEXUAL 1a
2 : of, relating to, or involving sexual intercourse between individuals of the same sex -- compare HETEROSEXUAL 1b
- ho·mo·sex·u·al·ly /-/ adverb

Main Entry : ho·mo·sex·u·al·i·ty
Pronunciation: h-m-sek-sh-wal-t-
Function: noun
Inflected Form(s): plural -ties
1 : the quality or state of being homosexual
2 : erotic activity with another of the same sex

Allez vous acheter des lunettes osti.

On classerait tu la médecine comme une "science" si les médecins commençaient à plier devant l'opinion publique pis à déclasser des maladies parce qu'elles font de mal à personne, en appuyant leur point sur un vote? Une mononucléose, c'est une maladie, pourtant, ça fait de mal à personne, c'est pas contagieux, même, tu peux arrêter de travailler pis te gâter du chômage!

À la lumière de tout ceci, il est essentiel d'inscrire à la constitution que la psychologie s'apparente à la sorcellerie, et qu'il est essentiel d'envoyer les psychologues au bûcher, tout comme on faisait avec les sorcières, en arrêtant, du même coup, de se fier sur des psychologues (ces gens qui votent des maladies) pour prendre des décisions d'envergure à tout bout de champ.

N. B. : Y'a des fautes dans les phylactères, pis j'men va pas les corriger.