La Presse vs. Journal de Montréal
Par Simarde
Par les temps qui courent, une petite chose toute simple commence à me chatouiller vigoureusement l'intérieur du rectum et ce n'est que trop peu agréable. Évidemment, ce titillement interne du colon est causé par ces mangeux de marde, qui, à chaque instant possible, vanteront la supériorité de La Presse à celle du Journal de Montréal, sans toutefois appuyer leur déclaration sur aucun argument que ce soit. Cela donne souvent des discours comme le suivant:
Bob: Eille Sylvie, tu lis La Presse?
Sylvie: Évidemment, c'est tellement mieux que le Journal de Montréal.
Bob: T'as bin raison, le Journal de Montréal, c'est pour les trous d'cul.
Sylvie: Full Vrai!
Par simple exercice d'amusement, retranscrivons ce dialogue en ne gardant que les arguments prouvant la supériorité de La Presse:
Bob:
Sylvie:
Bob:
Sylvie:
Ce que les lecteurs de La Presse ne comprennent pas, c'est qu'ils ne sont pas plus intelligents, politisés, mieux informés, ou demi-dieu en lisant un journal qui n'appartient pas à Québécor.
"Oui mais y'a la convergence, pis le sensationnalisme"
Votre convergence, fourrez-vous la dans l'cul pis poussez jusqu'à temps que ça vous ressorte par la bouche que vous goûtiez ce que vous me faites ressentir à chaque fois que vous dites des insanités pareilles. La convergence, on s'en sacre, parce que même si on parle et qu'on annonce des choses qui viennent d'autres branches de Quebecor, votre fameuse intelligence supra-humaine vous permet de ne pas regarder ces annonces, et, comme par magie, de filtrer l'information! Eh oui, votre cerveau a cette capacité, celle de regarder ou vous voulez. Bienvenue dans le 21e siècle!
Et pour le sensationnalisme, votre cerveau a aussi cette capacité miraculeuse qu'est celle ne pas porter d'importance à certains textes, et de lire certains autres. WOW! Voici une technique facile à appliquer en regardant une première page du Journal de Montréal pour ne pas vous faire leurrer par ces méchants sensationnalistes.

Et si cela ne suffit pas, tournez les pages les unes après les autres pour lire les nouvelles qui vous intéressent.
La Presse est loin d'être parfaite, comme ces perles anales le prétendent... Ce journal aussi fait du sensationnalisme..."LE CANADA CRAINT UNE FRAPPE D'AL-QAEDA À VANCOUVER" (Remarquez le caractère gras, la couleur noir et les majuscules tout au long de la phrase. Si ce n'est pas du sensationnalisme, fouillez-moi ce que c'est. De plus, vous clamez haut et fort que vous lisez La Presse pour les informations de qualité supérieure, le non-sensationalisme (donc, la pertinence des informations sur la première page) et bla bla bla... Dans La Presse d'aujourd'hui, par exemple, le % de la première page accordée au hockey est de 41%... Comment pertinent comme nouvelle à part de ça. "Peut-être a-t-il pensé que l'entrevue n'allait pas sortir au canada". Cette nouvelle mérite de faire le tour de la planète. 41% de la page pour dire ÇA. Franchement, il me semblait que vous achetiez ce journal pour la pertinence de l'information et tout et tout... Ridicule. Et pour ceux qui viendraient me sucer la cock avec le fait que Le Journal de Montréal fait pareille, la différence est que Le Journal de Montréal n'a pas la prétention d'être le meilleure et plus intellectuel journal en ville.

"Mais les chroniques sont meilleures, plus détaillées, et bla bla bla"
- Vous êtes intelligents, donc votre super esprit critique devrait être capable de se forger une opinion de lui-même et non de bêtement suivre un chroniqueur pour ensuite dire, lors d'un débat : "Mr. X de La Presse a dit ça, et, puisqu'il travail pour La Presse et que La Presse est mieux que Le Journal de Montréal, j'ai raison." En tentant d'être marginal, vous faites tout le contraire et vous suivez bêtement la foule.
- Ne payez pas pour ces fameuses chroniques, allez donc sur cyberpresse.ca (si ce n'est pas encore assez, faites venir votre édition électronique) c'est gratuit, et ceux d'entre vous qui sont des super-écolos de merde vont être réjouis, vous ne détruirez plus la planète en cautionnant la destruction massive de nos si belles forêts du Québec (vous êtes tellement bien informé sur le sujet, vous connaissez les enjeux), et vous n'encouragerez pas la pollution de la planète en faisant rouler un camelot 365 jours par année pour vous apporter votre journal.
- Si vous tenez tant à avoir de l'information et des chroniques alternatives, lisez donc L'aut Journal ou n'importe quel autre site d'information alternatif sur internet.
Autre chose, arrêtez de vous faire remplir comme la bonne femme à coté de chez nous, l'information est la même partout. Pour ce qui est des nouvelles internationales, les journaux ACHÈTENT leurs nouvelles d'agences de presse telles Agence France Presse (AFP), REUTERS, etc. BAM! Les nouvelles sont du coup les mêmes PARTOUT! Pour ce qui est des nouvelles plus locales, elles seront pareilles partout, puisque si Jean Charest proclame qu'il en a une tiny, la nouvelle du lendemain sera : "Jean Charest déclare: "J'en ai une tiny .", peu importe le traitement qu'on y apporte.
De plus, Le Journal de Montréal se lit beaucoup mieux, que ce soit dans le salon, assis sur un banc de parc, sur la table à manger, dans un restaurant, ou, mon favori personnel, sur la bolle. Il est indéniablement vrai que, compte tenu le fait que le contenu est le même traité différemment, et que notre cerveau peut filtrer les articles à sa guise, le format du Journal de Montréal est beaucoup plus agréable que celui de La Presse.
En plus, Le Journal de Montréal est de 0,66$ au lieu de 0,70$. Pas besoin d'être un économiste de La Presse pour calculer les économies à long terme. Au bout d'une année, on a économiser 14,60$, c'est-à-dire juste assez pour vous acheter une muselière et fermer vos yeules une fois pour toute.

Une utilisation alternative de La Presse, aussi peu agréable soit-elle, serait de vous torcher les klinkers avec. La satisfaction tirée de ce geste compensera l'inconfortabilité du papier sec sur la paroi du troufignon, mais rendra inévitablement votre passage sur le trône des plus volupté et jubilant soit-il.
