13 janvier 2008

Tendance pro-indienne

Par Snake et Simarde

Un amérindien, un mafioso et un noir se retrouvent dans une assemblée publique. Une loi concernant les armes, les cigarettes, le jeu et les taxes est votée. Lequel est exempt de s'y conformer?

À première vu, on pourrait croire au noir, puisqu'il désobéit à chaque loi possible, ou au mafioso, qui contrevient aussi à un nombre incroyable de lois. Pourtant, ceux-ci sont punis quand on réussit à les attraper. Il s'agit plutôt de l'amérindien, qui lui, a une impunité vis-à-vis ces méchantes lois et se voit attribué le droit de voler au-dessus, bien au-dessus de toutes ces mesures suggestives.

Effectivement, ces tabarnaks paient 0 dollars de taxes, ouvrent des casinos, importent et vendent des armes de contrebande illégales et ouvrent des milliers de magasins de cigarettes, pendant que le monde normal se fait sucer son argent en taxes et que le gouvernement passe des lois pour faire cacher les cigarettes dans les dépanneurs.

Face à cette situation, j'ai remarqué dernièrement une tendance qui commence à me rendre les balls, disons-le, plutôt sweaty. C'est cette tendance qu'ont les gens à victimiser ce fardeau sociétal que constitue le peuple des premières nations, que nous appellerons dans la suite de ce texte, par abus de langage et par mesure péjorative, les indiens.

D'abord il y a eut ce hippy au cégep, puis cette chanson de Loco Locass (oui je sais, prononcer le nom de ce groupe est du blasphème en soi), et maintenant, il n'y a plus moyen d'aller voir un film sans se faire balancer de la propagande pro-indienne. Entre deux bande-annonces avant le film, on nous présente un court documentaire sur les indiens, gros plans larmoyants sous-titrés. "Cette indienne fut enlevée à son peuple à l'âge de 5 ans, elle a perdu sa langue natale, maintenant elle ne parle que le français", vous pouvez être sûr que je fut peiné en lisant ceci, aussi peiné que de voir des hippies se faire battre par la police, c'est-à-dire aucunement. Je trouve insultant le fait qu'on suppose même qu'il serait considérable que j'aie de la compassion pour ce peuple dont la barbarie n'est plus à prouver. Le chef du village ne fait plus l'affaire? Pas de problème, on met le feu à sa maison. Il y une mésentente avec le gouvernement? On bloque les ponts/routes. Tu viens faire du motocross sur notre réserve? On te chasse en te pointant un fusil dessus. Toujours dans cet esprit, faisons mention de la première page du prestigieux journal de Montréal du 19 décembre 2007, qui fait état d'une situation ne contribuant aucunement à renforcer l'image des indiens:

Effectivement, pour un peuple équivalent à 2,2% de la population du Québec, ils se voient alloué 12% plus de pistolets électriques.

Mais les fiers défendeurs de ce peuple me diront que ce n'est pas de leur faute, qu'ils sont sous-éduqués, qu'ils vivent dans un ghetto. À cela je répondrais: sous-éduqués? Certes! Vivent dans un ghetto? Très certainement. Mais nuance à faire, ce n'est pas comme s'ils n'avaient pas le choix de vivre dans les réserves. Ils peuvent très bien sortir de là et accéder à une civilisation exquise, où l'éducation est excellente, où les rues ont des noms, et où, aussi aberrant que cela puisse paraitre, les maisons ont des numéros civiques. Par contre, qui serais-je pour affirmer sans preuves valides que leur niveau d'éducation est moindre? C'est pourquoi rien ne vaut de bonnes statistiques.

Bien sûr une raison les force à rester là où ils vivent en ce moment, il s'agit des avantages sociaux dont bénéficient les indiens. En effet, pour être "Certifié indien", il faut être un résident de la réserve.

Il serait beaucoup trop illogique de vivre au sein de notre société et de nous être égaux, car en effet nous leur devons allégeance complète et totale, après tout, ils étaient là avant nous... Et évidemment la notion de "conquérir par la force" n'est que symbolique, et oeuvre dans le respect de tous (prière de noter le sarcasme de haut niveau ici). Pour faire une analogie toute simple, on pourrait citer la bataille des plaines d'Abraham, où nous fûmes battu par ces méchants anglais, ce qui ne nous empêche pas, près de 250 ans plus tard, de vivre en harmonie avec les anglais, sans que nous ayons des privilèges face à eux. Mais même encore, si on considère que ce peuple a été lésé d'une quelconque manière, pourquoi les actuels représentants du peuple indien devraient-ils être dédommagés, puisque ce n'est non pas eux qui ont subi les sévices, mais bien leur ancêtres, dont (et je crois que tout le monde est d'accord) on se suce royalement le derrière.

Voilà donc ce qui me rend les balls aussi sweaty, il est tout à fait impossible qu'un individu se considère sincèrement comme pro-indien, étant donné les raisons suce-mentionnées. Cette tendance se qualifie ainsi dans le même ordre que la tendance anti-piratage (qui est vraiment triste de recevoir des choses gratuitement?), la tendance environnementaliste (qui aime ça avoir froid l'hiver, faut la chauffer c't'ostie d'planète là!).